Je n'en crois pas à mes yeux. Mais l'information est pourtant vraie, six villes de la côte ouest-africaine sont menacées par les changements climatiques. Information mise sur la place publique par Dr Ludovic de Lys, de l'Organisation des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), auteur d'un rapport intitulé "Changements climatiques : le défi pour l'Afrique de l'Ouest".
Ces six villes figurent dans le non prestigieux Top 20 des villes les plus vulnérables aux changements climatiques dans le monde.
Retenez votre souffle : De l'Ouest vers l'Est, il s'agit de : Dakar (Sénégal), Conakry (Guinée), Monrovia (Libéria), Abidjan (Côte d'Ivoire), Cotonou (Bénin) et Lagos (Nigéria). Ouf, le Togo est donc épargné ?!
Oui le Togo n'est pas plus vulnérable que les 20. Mais il l'est face aux changements climatiques dont les facteurs sont la rareté des ressources en eau et des pluies, l'exposition très forte aux phénomènes météorologiques, la disparition des écosystèmes, la sécheresse, les conflits et les catastrophes écologiques.
Au moins 4 de ces 6 facteurs sont observables au Togo. Il suffit pour s'en convaincre de faire un tour à Aného, à 45 kilomètres de Lomé. La mer avance à grands pas. Les cocoteraies (fierté d'antan !) s'amenuisent comme une peau de chagrin. Et si rien n'est fait pour contrer l'érosion côtière qui ne date pas d'aujourd'hui, la carte du Togo devra être redessinée dans quelques années. Je me demande si cela n'a pas eu lieu une fois, puisqu'une route asphaltée longeant la côte a été déjà engloutie par la mer. La seconde se situe à quelques mètres des flots, nous en sommes à la troisième.
Source : http://bit.ly/2R4qvp
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jeudi 22 octobre 2009
jeudi 15 octobre 2009
Agir maintenant
Les changements climatiques menacent le monde mais face à ce fléau, nous ne sommes pas logés à la même enseigne. Il est clair comme l'eau de roche que la planète se réchauffe et cela a des conséquences dramatiques ici et là. La montée du niveau de la mer et sa progression sur les terres, l'assèchement des nappes phréatiques et partant la raréfaction des ressources hydriques.
Qui en sont les principaux responsables ?
Les pays du Nord sont les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, les plus gros pollueurs pour s'exprimer vulgairement. Ce sont eux donc les responsables. Or, ce sont les pays du Sud qui subissent le plus les conséquences de leurs actes. Et c'est aussi ces pays qui ont moins de moyens financiers pour faire face aux cataclysmes récurrents : inondation, sécheresse, ...
Dans ces conditions, les pays du Sud doivent se lever comme un seul homme et obliger les dirigeants du Nord à prendre des engagements clairs pour la réduction des émissions de dioxyde de carbone et autres polluants et à agir en conséquence. Le temps n'est plus aux discours mais aux actes. Et c'est à l'aune de ces actes qu'on évaluera la prise de conscience des uns et des autres.
Deux petits font un grand...
Parlant de prise de conscience, permettez-moi de pointer du doigt une réalité qui ne dédouane pas du tout l'Afrique. C'est l'insouciance dont font preuve certaines personnes dans leur rapport à l'environnement. Le déboisement anarchique et, en amont, des politiques publiques qui ne promeuvent pas l'utilisation d'énergies renouvelables.
Comme je concluais, il y a quelques années, ma dissertation de maîtrise, les problèmes sont réels, les solutions sont connues. Il ne reste qu'à agir dans le bon sens.
mercredi 15 octobre 2008
Sommes-nous pauvres parce que maudits ?
Il y a de cela quelques années - je ne me rappelle plus quand exactement - des prêcheurs sillonnaient l'Afrique annonçant, sur la foi de versets bibliques, que le continent était maudit dès les premières heures de l'humanité ou lors de la crucifixion de Jésus. Ces messieurs avaient la sympathie de plusieurs, eu égard aux conflits armés, aux cataclysmes et à la pauvreté qui sévissaient alors en Afrique. Il n'était pas rare d'entendre dire : si nous sommes pauvres c'est parce que nous sommes maudits, ou encore la pauvreté est une fatalité contre laquelle nous ne pouvons rien.
Quelques années plus tard, cette théorie a été démontée en pièces par les faits. C'est vrai l'Afrique est un continent touché par la pauvreté, la misère, la famine. Mais l'Afrique est riche.
Une richesse que lui confère la nature. Pétrole, or, diamant, bauxite, coltan, cobalt, phospates, uranium... Tous ces minerais existent à l'état brut dans le sous-sol africain. Et c'est par cargos qu'ils sont convoyés. Une richesse, fruit du labeur de ses paysans. Café, cacao, coton, banane, vanille que sais-je encore sont produits en Afrique et exportés vers d'autres pays. Enfin, l'Afrique est riche de ses hommes.
Pourquoi les Africains croupissent donc dans la pauvreté ?
Belle question qui appelle une belle réponse. Et cette réponse, elle ne vient pas de moi. Mais d'un homme politique et économiste togolais : mobiliser efficacement les ressources et les utiliser correctement (rationnellement) pour satisfaire des besoins réels. Une formule laconique, à tout le moins, édifiante.
Si les Africains sont pauvres, ils doivent s'en prendre à eux-mêmes d'abord. Non à Dieu qui l'aurait maudit lui-même ou par l'entremise d'un aïeul ou encore moins à des Blancs qui, naturellement, n'ont rien à foutre du développement de l'Afrique.
Que faisons-nous de nos ressources ? Que fait le Tchad du pétrole de Doba ? Que fait le Niger de son uranium ? Que fait le Gabon de ses bois tropicaux et de son pétrole ? Que fait le Togo de son phosphate ? Que fait la Côte d'Ivoire de son café et de son cacao ? Le temps me manquerait pour citer tous ces pays africains qui se livrent au gaspillage systématique des ressources naturelles et financières alors que leurs populations ploient sous le joug de la pauvreté.
Vouloir c'est pouvoir. On peut venir à bout de la pauvreté si on le veut. Les initiatives de développement entreprises à un niveau local ou individuel sont louables. On ne peut que les encourager quoiqu'elles butent souvent sur des obstacles contre lesquels le pauvre citoyen est désarmé. Qui maintient les Africains dans la pauvreté ? Les Africains eux-mêmes. Nous sommes pauvres parce que nous le voulons.
Quelques années plus tard, cette théorie a été démontée en pièces par les faits. C'est vrai l'Afrique est un continent touché par la pauvreté, la misère, la famine. Mais l'Afrique est riche.
Une richesse que lui confère la nature. Pétrole, or, diamant, bauxite, coltan, cobalt, phospates, uranium... Tous ces minerais existent à l'état brut dans le sous-sol africain. Et c'est par cargos qu'ils sont convoyés. Une richesse, fruit du labeur de ses paysans. Café, cacao, coton, banane, vanille que sais-je encore sont produits en Afrique et exportés vers d'autres pays. Enfin, l'Afrique est riche de ses hommes.
Pourquoi les Africains croupissent donc dans la pauvreté ?
Belle question qui appelle une belle réponse. Et cette réponse, elle ne vient pas de moi. Mais d'un homme politique et économiste togolais : mobiliser efficacement les ressources et les utiliser correctement (rationnellement) pour satisfaire des besoins réels. Une formule laconique, à tout le moins, édifiante.
Si les Africains sont pauvres, ils doivent s'en prendre à eux-mêmes d'abord. Non à Dieu qui l'aurait maudit lui-même ou par l'entremise d'un aïeul ou encore moins à des Blancs qui, naturellement, n'ont rien à foutre du développement de l'Afrique.
Que faisons-nous de nos ressources ? Que fait le Tchad du pétrole de Doba ? Que fait le Niger de son uranium ? Que fait le Gabon de ses bois tropicaux et de son pétrole ? Que fait le Togo de son phosphate ? Que fait la Côte d'Ivoire de son café et de son cacao ? Le temps me manquerait pour citer tous ces pays africains qui se livrent au gaspillage systématique des ressources naturelles et financières alors que leurs populations ploient sous le joug de la pauvreté.
Vouloir c'est pouvoir. On peut venir à bout de la pauvreté si on le veut. Les initiatives de développement entreprises à un niveau local ou individuel sont louables. On ne peut que les encourager quoiqu'elles butent souvent sur des obstacles contre lesquels le pauvre citoyen est désarmé. Qui maintient les Africains dans la pauvreté ? Les Africains eux-mêmes. Nous sommes pauvres parce que nous le voulons.
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